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natural and happy

Crépue un jour, crépue toujours

TOUT EST PARTI DES CHEVEUX …

2014 marque  le début d’un long voyage. D’un long processus de dé(re)programmation mentale. 2014, l’aube d’une continuelle mutation tant intérieure qu’extérieure.

L’année ou je suis devenue nappy (et non, ce n’est pas juste une ‘’banale’’ histoire de cheveux).

Début 2014, je tombe sur un article qui parle d’une nappy, de son ”périple” capillaire et des raisons qui l’ont obligée de garder ses cheveux crépus (l’interviewée c’est Valériane, une amie). Tout cela, à cause d’une alopécie. Cet article va me pousser à me remettre en question.

Le cheveu crépu est-il vraiment beau ? Me suis-je demandé, pendant qu’une série d’images de mon enfance défilaient devant moi : des cheveux difficilement maniables, des défrisages qui tournent mal. Énième rasage du crane suite aux brûlures du cuir chevelu. ‘’J’ai des cheveux rebelles, peut-on me les défriser ?’’. Cette pub, qui s’en souvient ?

Serai-je assez courageuse pour faire fi des remarques acerbes des personnes bourrées de préjugés (comme moi) ?

 J’ai eu plus d’une fois à me couper les cheveux pour des raisons ‘’fondées’’, pour des raisons de sante (un défrisage qui me brûle le cuir laissant une plaie infectée) ou simplement pour rien … quand j’avais une certaine longueur, je redéfrisais.

ENTRE DIRE ET FAIRE

De la parole à l’acte, il n’y a qu’un pas?

Non, de la parole à l’acte, il y a ce grand trou qu’il faut sauter. L’inconnu, ce n’est pas si effrayant.

Il fallait se défaire de l’opinion, du regard des autres. Il fallait se défaire de l’image que j’avais de moi. J’avais beau lire des tonnes d’articles, connaitre le jargon nappy par cœur, visualiser des centaines de videos sur Youtube, je n’arrivais pas à sauter le pas.

BIG CHOP OU TRANSITION ?

Je décide enfin de transitionner (couper après quelques centimètres de repousse).

Fin 2014, Je fais des tresses (des faux locks) que je garde un peu plus de trois mois.

Apres avoir défait mes tresses, je défrise uniquement la partie de devant pour avoir un beau chignon (j’ai un peu trichéL). Ce n’est qu’en mars que je me décide de transitionner… pour de vrai cette fois.

J’ai progressivement enlevé les bouts défrisés et, en décembre 2015, j’avais une belle touffe et une seule texture à gérer.

Neuf mois de transition, neuf mois d’auto-appréciation. J’ai commencé à apprendre à  dompter cette texture n’ayant pas subi de transformation chimique. J’ai compris que je ne pouvais plaire à tout le monde et j’ai appris à m’aimer.

Mon retour au naturel, j’en parlerai toujours. L’une des meilleures décisions de ma vie.

 

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